Les études sur les entreprise montrent bien souvent que les entreprises gèrent bien leurs relations avec leurs principales parties prenantes et n’intègrent pas dans leur démarche les questions sociales plus globales. Partie intégrante d’un projet RSE, la question de la performance sociale et de son évaluation ne doit pas être minorée. Très (trop ?) souvent, l’évaluation de cette performance sociale se limite à la satisfaction des principales parties prenantes (salariés, actionnaires). Mais la notion de satisfaction peut-elle à elle seule permettre d’évaluer la performance sociale ?
On peut définir la performance sociale comme les résultats d’une entreprise dans les domaines qui ne relèvent pas directement de l’activité économique. La performance sociale
est la mise en pratique efficace de la mission sociale d’une institution en accord avec des valeurs sociales (définition de la Social Performance Task Force (SPTF), l’organisation en charge de coordonner les efforts de recherche à ce sujet dans le secteur de la microfinance). Le terme fait ainsi référence à la mise en œuvre de la responsabilité sociale (RSE) des entreprises. La performance sociale vise à faire le rapport entre le résultat obtenu et les moyens mis en œuvre pour y parvenir. Dans son excellent livre intitulé « Tableaux de bord sociaux: pilotage, animation, décision », Bernard Martory détaille 4 questions que les organisations doivent se poser avant de passer de mesurer leur performance sociale.
« Certaines recherches empiriques menées sur le marché américain à partir des ratings KLD, comme celles de Berman et al. (1999) ou encore Hillman et Keim (2001), attestent de l’existence d’une relation positive entre la performance financière et certaines notations sociétales concernant plus particulièrement les salariés, les clients ou la société civile. En revanche, la notation environnementale apparaît sans relation réelle avec la performance financière, remettant ainsi en question l’hypothèse fondamentale d’une convergence entre les différents types de performance » peut-on lire dans un document intitulé « La performance globale de l’entreprise et son pilotage : quelques réflexions » par Christophe Germain et Stéphane Trébucq. On voit donc que l’ajout de notions extra financières est positive dans une organisation. D’ailleurs, l’intégration d’informations, autres que financières, dans la mesure de la performance n’est apparue que récemment comme une nécessité. Les agences de notation extra financière font leur arrivée massive depuis une dizaine d’années.
Pour bien mesurer la performance sociale d’une organisation, il faut avoir à l’esprit les notions d’efficacité et d’efficience.
L’efficacité concerne le degré d’atteinte des objectifs. Les objectifs ont-ils été atteints ? Oui, ou non.
L’efficience fait le ration entre le résultat obtenu et les moyens mis en œuvre pour y parvenir.
Comme on parle d’efficience dans d’autres domaines, tels que la consommation de carburant et d’énergie en automobile, il faut parler d’efficience en entreprise, dès que l’on s’intéresse aux résultats obtenus. Un résultat seul ne suffit pas, ce sont les moyens mis en œuvre et leurs impacts qui permettent d’avoir une meilleure vue d’ensemble.

Mesure de la performance Globale de l'entreprise
La productivité, notion que l’on retrouve souvent dans les médias comme concept pour mesurer le travail, servira de base. C’est un indicateur d’efficience synthétique et pertinent. Sur le schéma ci-dessous, on voit que le résultat à attendre (réalisation) doit s’évaluer selon les moyens mis en œuvre mais aussi la cohérence avec les objectifs initiaux. Décrocher une commande (résultat) peut se faire avec une utilisation optimale de moyens, mais ne pas être en cohérence avec la vision de l’entreprise…

Contrôle de la performance
Pour connaitre votre situation, et évaluer votre performance sur le plan social et humain, voici quelques chiffres que vous devez connaitre.